dimanche 27 mai 2012

violettes, violettes...

Pendant une petite promenade en montagne pour aller cueillir un peu d'ail des bois, j'ai rencontré des grandes talles de jolies petites violettes. J'en ai cueilli le plus que j'ai pu en rêvant à ce que je pourrais en faire en arrivant à la maison. Des bonbons? Des gâteaux?
J'ai finalement opté pour du sirop. C'était une premiere pour moi et je suis facsinée par le résultat! Quelle couleur! 

J'adore le contraste de couleurs avec les jeunes pousses de sapins qui sèchent
Voici ma recette.

Sirop de Violette des montagnes
2 tasse de petite fleurs de violettes
1 tasse d'eau
1 tasse de sucre
Faire tremper les violettes dans de l'eau très froide pour enlever la terre et les insectes, égoutter. Faire bouillir 1 tasse d'eau. Verser sur les violettes et laisser macérer pendant la nuit. Filtrer l'eau en écrasant bien les fleurs. Faire fondre le sucre à feu très doux et y ajouter l'eau des fleurs. Mettre en bouteille et garder réfrigéré. Utiliser dans des recettes de gâteaux et bonbons, ou bien simplement dans un peu de vin blanc pour un super kir à la violette!






mardi 8 mai 2012

le projet chaise

J'ai eu la chance de participer activement à un très beau projet artistique qui avait lieu ce printemps et rassemblait une foule d'artistes locaux de façon bien originale.  http://thechairproject-projetchaise.blogspot.ca/ 


Lors des rénovations que nous avions faites en septembre dernier à la petite salle de spectacles où je travaillais, nous avions fait l'achat de nouveaux fauteuils et les vieilles chaises de bois qui s'y trouvaient auparavant allaient être laissées à l'abandon. Un petit comité de femmes extra sympathiques a donc pris en main le tout et a décidé d'en organiser une levée de fond.
Elles ont donc pris 50 chaises et les ont distribuées à des artistes locaux pour qu'ils les transforment en oeuvres d'arts. (Voir toutes les superbes photos des chaises sur le site web du projet)

Je dois dire que je ne croyais pas avoir le temps de participer à premier abord... Mais j'ai finalement cédé à la pression et je suis vraiment contente d'avoir dit oui!
J'avais commencé par faire un vieille petite dame en laine feutrée que je voulais assoir sur la chaise pour qu'elle y raconte des histoires. "The little old lady from Sutton Flat".


Puis, avec cette branche que je gardais pour utiliser un jour pour un projet comme celui-ci depuis bien longtemps, je lui ai fait une balançoire.


J'y ai ajouté  de petits compagnons oiseaux, puis la signature...


Le produit fini (photos prises sur le blog du Projet Chaise)




Toutes les chaises ont été exposées pendant plusieurs fins de semaines dans une galerie "pop-up" temporaire où les gens pouvaient miser dans un encan silencieux. Cette exposition était vraiment très belle et originale. Spectaculaire de les voir toutes ensemble dans cet environnement.





L'impressionnante foule lors du vernissage
Toute ça a été suivi d'une parade pour transporter les chaises. J'adore les parades!


En plus de me conforter un peu personnellement dans mon rôle "d'artiste", ce projet a été l'occasion pour moi de rencontrer vraiment pleins d'artistes et de gens inspirants. Liz Davidson, entre autres, est pour moi une source d'inspiration particulière. Elle a l'étincelle dans les yeux d'une petite enfant qui s'émerveille de tout et une énergie absolument rafraichissante. Son studio de campagne est magnifique. La phrase d'ouverture sur son blog me touche particulièrement: "I like to make things, sometimes people call it art and sometimes they don't. Doesn't really matter, I like to make things."

Liz Davidson à l'exposition

Sur les 50 chaises, 12 ont été choisies par la directrice et la commissaire du Musée des beaux arts de Sherbrooke pour être vendues à un encan lors d'une soirée cocktail spéciale... dont la mienne!!! Ma chaise siègeait donc fièrement sur la scène en compagnie de celles d'autres artistes comme John Ballantyne, Susan Briscoe, , Liz Davidson, Michèle Plomer,  Sanders Pinault ,Constance De Kinder, Jennifer Jonas, Denise Lamy-Newman, Catherine Panchaud, Suzanne Pellerin et  Don Davidson.


L'encan était bien spécial, avec un vrai encanteur "I got a hundred and a half, hundred and a half... who wants to bid one seventy five? One seventy five there. Two hundred? Two hundred? I got two hundred here. Who's up to two twenty five...?"
Et ma chaise a fini par se vendre 270$. wouhou!
Elle a été vendue a une autre dame que j'ai été bien chanceuse de rencontrer dans le cadre de ce projet, Cotton Amers.

Il y avait aussi dans le comité organisateur Daniela Pellis, qui a fait ma chaise préférée de toutes.

Pour les remercier de tout ce travail, ma mince contribution, je leur ai fabriqué chacune une petite épinglette en laine feutrée en forme de coeur... et celle-ci plus spéciale avec une chaise dessous. 


lundi 30 avril 2012

recapitulatif d'avril - at the canadian rock show


L’auto est assez brisée, du moins pas en assez bon état pour vraiment sortir du village. On profite donc de la chance d’avoir un autobus qui se rend à Montréal presque directement pour faire de longue ride d’autobus quand on a besoin.

Pour  une raison étrange (genre réunion de belle-famille à la récréathèque, bowling et patins à roulette), on s’est retrouvés à Laval en transport en commun et à pied. Laval, c’est sale…

Johnny à Laval dans les papiers sales

On a aussi récidivé en escapade à Montréal la semaine après pour aller voir Bryan Adams. Oui, il donne un excellent spectacle (même si la production scénique et le son n’était pas fantastique). Vegan depuis 1989, il est en forme. Il rocke.


Johnny et les rayons lasers
Ces escapades sont souvent accompagnées de séjour à l’hôtel, une bonne raison pour paresser toute la matinée en petites culottes en écoutant la télévision, boire de l'essspresso gratuit, prendre un bain et s’acheter des gâterie chez Viva Vegan pour déjeuner. Ici, le yogourt amande qui venait tout juste d’arriver, j’ai pas pu résister.


De retour à la maison, c’est la fin de la saison de ski, johnny s’ennuie… Une dernière petite bordée de neige est tombé sur les jeunes pousses et est rapidement disparue. Puis on sent le mois de mai arriver. Les petits crapauds apparaissent et la végétation commence à pousser.






mercredi 4 avril 2012

en rafale - dans la cuisine

 
épices à thé chaï
(cardamome en gousse, bâtons de canelle, anis étoilée, macis, piment de la jamaïque, clou de girofle)

un *fromage* aspic
obtenu en mélangeant 3 recettes du fantastique livre "THE ULTIMATE UNCHEESE COOKBOOK"
(à base de fèves blanches, levure alimentaire, agar-agar et autres)



un genre de Sel-o-Plante maison
(algues, champignon séchés, poudre d'onion, sel, passés au grinder à café)


fromage végétalien Daiya à saveur de cheddar
(maintenant disponible dans les Loblaws, yé!)
Le goût est très fort, donc pas besoin d'en mettre beaucoup...
C'est fou! Ça fond! grilled cheese, pizza, macaroni gratiné.... miam!
J'ai hâte d'essayer les autres saveurs...
mon nouveau jus préféré: Naked vert
(pas disponible au canada, donc je m'en fait des réserves quand on passe au Vermont)
un pêu cher, mais avez vous vu les ingrédients?
C'est vraiment meilleur que ça en a l'air
.
mon premier pot de sirop d'érable fait toute seule comme une grande
avec la sève de nos érables

vendredi 30 mars 2012

Jehane Benoit & moi

Ma fascination pour Jehane Benoit ne date pas d'hier...
Ceux qui me connaissent depuis plusieurs années se souviendront de mes popottes de lendemain de veilles après les shows où je nourissais les rockeurs avec des montagnes spectaculaires de crêpes ou de pains dorés inspirée des recettes de Jehane Benoit... Punk-rock cuisine traditionnelle.


Depuis que je suis toute petite, l'Encyclopédie de la Cuisine Canadienne fait partie du décor de la cuisine, chez maman, chez grand-maman et maintenant chez moi. Et même si mon exemplaire est de plus en plus en piteux état (celui de ma maman qui en a vu passé des enfants qui préparent des crèpes), il est recouvert de ce plastique à motifs à coeurs rouges qui recouvrait mes livres d'école au primaire et j'ai même la boîte originale du livre.

Et bien, je viens de terminer la lecture complète de l'Encyclopédie de la Cuisine Canadienne... ouais, les 1022 pages... Pourquoi? Et bien disons seulement que l'élément déclencheur est cette exposition au Musée de mon village qui lui rend hommage. Jehane Benoit a terminé sa vie ici, dans une ferme où elle élevait des moutons avec son mari et ses enfants. C'est donc en essayant d'aider à préparer cette exposition (en fait, j'ai plus aidé à organiser le cocktail d'ouverture que l'exposition elle-même), que je me suis replongée dans l'histoire de cette grande dame...

D'abord avec un peu de recherche sur la femme elle-même, on se rend compte assez vite qu'elle possèdait une forte personalité, beaucoup d'ambition et une rare ouverture d'esprit pour l'époque. Née au Québec dans Westmount, elle a été étudier à Paris où elle a reçu un diplôme en chimie culinaire en 1925, s'est mariée, s'est séparée même après avoir eu un enfant de l'union (quand même, à cette époque!), puis a marié un homme 13 ans plus jeune qu'elle. Elle a ouvert elle-même un restaurant et une école laïque de cuisine à Montréal, a écrit des tas de livres, fait de la télévision à Radio-Canada et CBC, participé à beaucoup de publicités et magazines er reçu des prix de reconnaissance de son travail. Elle était moderne et de son temps, on a qu'à penser au laborieux travail qu'elle a effectué pour retravailler ses recettes et les adapter au micro-onde, sans compter que la plupart de ses oeuvres sont disponibles en français et en anglais.
Bref, pour l'époque (et pour une femme), c'est pas de la tarte...

C'est sûr, la grande partie de la portée qu'à eut Jehane Benoit sur les québécois repose probablement sur son Encyclopédie de la cuisine canadienne. Pas surprenant, car elle s'est vendu  à plus de 2 millions d'exemplaires, (et se vend encore) . Mais sa bibliographie est impressionnante.


J'avais, comme plusieurs personnes, l'impression que la culture culinaire de Mme Benoit était axée sur la bouffe réconfort fortement grasse et "viandeuse". Oui, une grande partie de ses oeuvres est consacrée à la viande (notamment l'agneau), mais c'est plutôt normal compte tenu que notre culture culinaire québécoise/canadienne l'est aussi. Oui, beaucoup de recettes citent comme ingrédients le beurre, le gras animal, la crème, le lard et ses livres renferment bien sûr de nombreux chapitres sur les différentes viandes et poissons.

Pas génial pour une végétarienne à forte tendance végétalienne comme moi.
MAIS....
Il faut prendre en considération certains faits importants! Le restaurant-école ouvert par Jehane Benoit, a été le premier restaurant à tendance végétarienne au Canada, avec un Salad Bar. Bien avant le Commensal ou les tendances santé dont se vantent les bio-grano-machins.
Si on se donne la peine de lire les introductions, préfaces et paragraphes de présentations des différents chapitres de ses livres, on se rends aussi compte que Mme Benoit, l'une des rares de son époque, mettait beaucoup d'emphase sur le lien entre la nourriture et la santé. "Une nourriture bien déterminée a une grande importance pour le développement du corps humain. C'est donc un devoir pour toutes les mères d'apprendre à bien nourrir leur famille"
Elle parle de façon élaborée du rôle des vitamines, les meilleures sources, l'effet de la cuisson et du raffinage sur celles-ci
Si on fait abstration de la présence de MSG à plusieurs reprises (on a beau être avant-gardiste, on peut pas être complèetement hors de son époque), le chapitre des légumes de l'ECC est absolument essentiel, pratique et inspirant.
"L'erreur courrante, lorsqu'il s'agit de la cuisson des légumes, est de toujours trop les faire cuire (...) ils doivent être croquants, colorés et odorants. Vous y gagnerez autant en valeur nutritive qu'en saveur." Chacun des 35 légumes traités est présenté de façon détaillée sur comment les choisir, les préparer avant la cuisson, les frire, les bouillir, les sauter, les couper, avec quel herbes ou épices on peut les jumeler, etc.
Et si on est inquiet de certains ingrédients dans une recette, Jehane propose d'ailleurs un chapitre de substitution et mentionne elle-même: "on peut remplacer le saindoux par de la graisse végétale et le beurre par de la margarine". Vous voyez? Je peux même véganiser sans sacrilège les recettes de Mme Benoit avec sa propre bénédiction!

Ce que veut avant tout Jehane Benoit par ses ouvrages, c'est d'éduquer le commun des canadiens à s'intéresser à ce qu'il mange et à la façon qu'ils le préparent. Les recettes sont avant tout un moyen de montrer des techniques.

L'Encyclopédie de la Cuisine Canadienne sert à cela, et c'est dans ce but que Jehane l'a écrite. Les femmes au foyer de l'époque passaient beaucoup de temps dans la cuisine et Jehane voulait que tous comprennent la terriblement grande importance du rôle joué par ces femmes, soit nourrir la famille. Elle voulait que chaque ménagère dans chaque maisonnée s'instruise sur cette noble tâche qui pouvait apporter santé et vigueur, sans compter tous les plaisirs qu'une bonne table peut fournir. Comme dans la culture des aliments, "en cuisine il existe des règles fondamentales, véritables bases de tout l'édifice. Apprendre à connaitre ces règles permet de simplifier sa vie journalière à la cuisine et de donner à sa famille la vitalité et la santé qui procurent une vie harmonieuse. Le plus sûr moyen pour arriver à se nourrir sainement, en sachant bien choisir et cuire les aliments utiles à notre vie, en composant des menus variés qui nous évitent de toujours manger les mêmes aliment qui deviendraient ainsi rapidement fades et monotones, est la connaissance des règles fondamentales de la cuisine."

Personnellement, j'aime cuisiner, mais j'aime surtout beaucoup expérimenter et créer dans la cuisine. . Je suis totallement incapable de suivre une recette à la lettre.  Et Jehane ne fait qu'abonder dans ce sens: "J'ai la conviction qu'il est inutile de se procurer des recettes par centaines si l'on ne sait pas pourquoi il faut faire rôtir plutôt que braiser ou griller, c'est à dire si l'on ne connait pas les principes fondamentaux."  Connaitre les techniques de base permet de comprendre ce que l'on fait et ainsi essayer de nouvelles choses sans en faire des gâchis

"Bien étudiées, j'espère que (ces recettes) sauront vous donner le désir de développer votre personnalité culinaire, puisque chacune peut avoir ses petits plats qui ne s'imitent pas."
"En somme, une recette est un thème sur lequel une cuisinière intelligente exécute chaque fois une variation différente."
"Cuisiner avec flair devient facile une fois que vous avez saisi tous les principes qui sont à la base de l'art culinaire... Votre sens artistique vous permet d'observer, de prévoir et de donner libre cours à votre imagination. "
La cuisine est un art, voilà.

Vous l'aurez deviné, je suis fan.
Un peu à la Julie Powell vs Julia Child, comme le mentionnait la dame de Radio-Canada lors d'une mini-entrevue pendant le cocktail d'ouverture de l'exposition La cuisine de Jehane Benoit au menu du Musée.
* vous pouvez écouter l'entrevue ici.

Dommage que ce ne soit pas une émission télé, car mon costume de cuisinière 60s était pas mal intense. Et j'ai pas pris de photo... Mais je suis pas mal fière d'avoir aidé à diriger les créations culinaires du cocktail d'ouverture vers un visuel aussi représentatif de l'époque et de la culture de Mme Benoit: Voyez vous même sur cette photo...le look parfait!


et oui, je n'avais pas oublié les aspics!

* Toutes les citations sont de Jehane Benoit, L'encyclopédie de la Cuisine Canadienne

dimanche 18 mars 2012

j'ai comme été surprise par le printemps




j'ai comme été surprise par le printemps qui arrive d'un coup là...

en même temps que le changement d'heure, la grosse neige a fondu d'un coup, c'était déjà le temps d'entailler les érables qui coulent déjà presque plus et j'ai entendu mes premières outardes qui reviennent par chez nous...
la pluie en plus de faire apparaitre quantité de bouette, a apporté une belle petite brume, les écureuils s'énervent partout sur le terrain, le ruisseau devient de plus en plus gros et les bourgeons sortent (déjà!?)