jeudi 14 février 2008

l'aventure du mercredi matin à la montagne

Mercredi matin, je me lève tôt, j'ai une rencontre à 9h00 à mon bureau. Il y a une belle tempête de neige. Je réveille Johnny doucement pour lui demander de venir me reconduire. Il ouvre les yeux, regarde dehors. wow, c'est une journée parfaite pour aller faire du ski! Pendant qu'il se réveille, je prend mes clés et mon manteau, je vais partir la van et pelleter l'entrée. Johnny embarque ses bottes, ses skis et Eve dans le camion et on descend au village. Il me débarque près du café, on sembrasse et se souhaite bonne journée et il part vers la montagne pour aller skier.

Après avoir fait seulement 2 ou 3 pas, je me rends compte que mes clés sont toujours dans la camionnette, avec Johnny, en direction des pistes de skis, 4 km plus haut. Je ne peux pas aller à mon rendez-vous, car il est à mon bureau et que je n'ai pas les clés pour ouvrir mon bureau, où sont de toute façon les papiers nécessaires à ma rencontre. Merde.

3 secondes de réflexion. Je tourne les talons et commence à faire du pouce en directon de la montagne. plusieurs voitures passent sans arrêter soit 1) parce que ce sont des montréalais trop pressés à aller avoir du plaisir pour embarquer une pauvre jeune fille au foulard rose qui essaie désepérément de faire 4 km dans une côte abrute en plein milieu d'une tempête, soit 2) parce que s'ils arrêtent dans le chemin glissant ils vont perdre leur élan et ne pourront plus monter la côte. Bref, je marche possiblement 1 km avant qu'un monsieur cool mais très motté m'embarque et m'emmène à un demi km de la station de ski. première étape réussie, maintenant il faut trouver Johnny. quelque part dans les 53 pistes, 194 jonctions,9 remontées mécaniques pour une capacité de 11 800 personnes/heure.

Le camion est là, bien stationné, et johnny est bel et bien quelque part dans la montagne, avec mes clés. Au moins, johnny à l'avantage d'être facilement reconnaissable: grand, avec des dreads et une tuque ridiculement belle et rose. Le premier gars rencontré dit qu'il sait de qui je parle, il l'a vu monté dans son chairlift, qui mène techniquement presque à tous les autres. Bref, il semble que tous les employés connaissent le fameux gars à la tuque rose, mais il peut être n'importe où. (je sens que mon histoire perd de la crédibilité avec cette photo...) Le garçon me dit qu'il ne peut rien faire, la communication entre les employés doit être utilisée pour les urgences seulement. Il est l'heure de mon rendez-vous, je suis au milieu d'une montagne, sous la tempête et je n'ai pas de clé ni de johnny.

Je m'accote sur la clôture, entre le chalet et le stationnement, en espérant que Johnny y passe dans les 3 prochaines heures. Je ne peux rien faire d'autre de toute façon... Comme le gars du chair lift voit que je reste là à attendre sous la grosse neige, il a pitié et me demande si je sais dans quelles pistes il a pu aller. Comme johnny est très bon en ski, je suppose qu'il doit être dans les plus difficiles. Le gentil garçon appelle les gens en haut de la montagne et leur explique la situation. Quelques minutes plus tard (mettons 30), Johnny apparait à côté de moi car un employé lui a dit que sa petite fille l'attendait en bas de la montagne. Je l'embrasse. Je suis contente. J'ai réussi à le retrouver en moins d'une heure. et à retrouver mes clés.

En retournant au village, je prend mes messages: ma rencontre a été annulée, la fille ne trouvait pas de gardiennes pour ses enfants, c'est remis au lendemain. j'y serai, avec mes clés. Quelle aventure...

3 commentaires:

mic a dit…

ayayaye quelle histoire! si vous etiez à la mode vous auriez chacun un celulaire... mais ca sert a rien ca hein johnny? c'est pour les personnes malsaines...

Anonyme a dit…

Ça servirait pas à grand chose anyway ils répondent jamais au téléphone.

Cristine Lachapelle a dit…

... LA TUQUE!!! J'ai rien vu de pareil, de toute ma vie. Peut-être un cactus du désert californien mélangé avec les pantoufles que ma grandmaman nous prêtait quand on allait chez elle.